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Magazine municipal : la Poste se trompe de commune (12-01-2012)

En novembre dernier, la Poste était chargée de distribuer les magazines municipaux de Praz-sur-Arly. Mais, surprise, nombre d’habitants de Combloux et de Demi-Quartier l’ont reçu à la place des Pralins. Depuis, la Poste refuse de réparer le préjudice qui s’élève à 4 600 euros. Les élus crient au scandale.


Peu de magazines pralins auront eu la chance de voir le paysage de Praz. Ils ont plutôt apprécié celui de Combloux et de Demi-Quartier...


Depuis trois ans, la parution du magazine communal est toujours un petit événement à Praz-sur-Arly. L’ouvrage, qui avoisine les cent pages, est très apprécié des habitants pour sa qualité et ses nombreux articles. Il a même reçu, en 2010, le prix du meilleur magazine réalisé par un organisme public lors des Trophées de la Communication, un concours national.

Seulement voilà, l’événement n’est pas venu d’où on l’attendait cet automne. Si le numéro 3 du magazine Pralin(e)s est bien paru début novembre, peu d’habitants ont eu la chance de le lire. Et pour cause... il n’est jamais arrivé dans leur boîte aux lettres !

La municipalité avait pourtant fait appel à un spécialiste “historique” pour réaliser cette prestation : La Poste et, plus précisément, son pôle expert “entreprises”. Si leur siège est à Saint Die (88), c’est bien le centre d’Annecy qui avait en charge l’opération. Les jolis magazines auraient donc du arriver à bon port. Pourtant, il faut croire que, depuis la capitale départementale, les frontières communales du Pays du Mont-Blanc semblent moins claires qu’à nos administrés. En effet, plusieurs habitants de Demi-Quartier et de Combloux ont signalé avoir reçu, à leur grande surprise, le magazine de la commune de Praz-sur-Arly dans leur boîte aux lettres !

“Nous avons été très contrariés en apprenant la nouvelle” explique le maire pralin, Yann Jaccaz. “Nous avons immédiatement appelé le service de la Poste. Leur première réponse a été de nous dire qu’ils ne prenaient aucune réclamation tant que la semaine de distribution n’était pas terminée. Nous avons rongé notre frein, estomaqués par la réponse, puis nous sommes revenus à la charge dès le lundi suivant. Le directeur de secteur, M. Tonnin, a fini par m’appeler pour m’expliquer, embarrassé, que ses services ne parvenaient pas à estimer avec précision l’ampleur de l’erreur.”

Persuadés qu’ils allaient enfin être écoutés, les élus ont proposé de réaliser une enquête sur un panel de Pralins. Sur 33 personnes interrogés dans tous les quartiers de la commune, seuls quatre avaient reçu le magazine. Forte de ce nouveau constat, la municipalité a demandé à la Poste la prise en charge de la réimpression et de la redistribution de la totalité des magazines, 635 au total.

“Pour nous, le préjudice est très important. La réimpression va nous coûter 4471 euros TTC. Quant à la distribution, la Poste nous a facturé 177 euros” détaille le maire. “Or, l’erreur de la Poste est telle qu’il n’est pas possible de redistribuer partiellement notre magazine. Il faut repartir à zéro.”

Hélas, le service de distribution de la Poste ne l’entend pas de cette oreille. La réponse est sans appel : “vous allez recevoir un avoir d’un montant de 96,23 euros. Ce montant correspond aux imprimés pour lesquels nous ne pouvons vous confirmer une distribution conforme à nos engagements.”

Le maire est scandalisé. “Ils nous ont avoué par téléphone ne pas pouvoir mesurer avec exactitude l’ampleur du problème, mais ils arrivent tout de même à le chiffrer en euros. C’est clairement se moquer du monde.”

Les élus ne vont pas en rester là. Mais cela ne résout pas le problème le plus urgent, à savoir distribuer enfin aux habitants leur bulletin municipal. Cela va forcément passer par une réimpression et mieux ne vaut pas attendre la Poste pour s’y atteler, au risque que le quatrième numéro soit déjà paru entre temps. Mais le maire a déjà une certitude, on ne l’y reprendra pas à travailler avec la Poste. Son collègue maire de Combloux lui aurait déjà donné, d’après nos informations, les coordonnées d’une excellente société privée...
 

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