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Un zonage en faveur du tetras-lyre (03-03-2013)

Un balisage spécifique vient d’être installé pour sensibiliser les randonneurs à ski ou raquettes sur les risques de dérangement du tétras-lyre au Sangle, près de Basse Combe. Un dérangement qui peut être fatal  à l’animal.



L’hiver, le randonneur n’a pas toujours conscience de son impact sur la faune fragilisée par le froid et la pénurie de nourriture. Le problème est vrai pour quasiment toutes les espèces, qu’il faut éviter d’approcher pour ne pas les forcer à fuir, et donc à perdre de l’énergie.

Cela est encore plus vrai pour un animal comme le tétras-lyre (petit coq de bruyère), dont la population est fragile. Son espace vital est, depuis longtemps, perturbé par les activités humaines. Parmi elles, soyons en conscients, il faut citer le développement des domaines skiables et d’autres loisirs, comme le ski de randonnée ou la raquette, dont le nombre de pratiquants a explosé ces dernières années.

De récentes observations de l’ONCFS (1) ont montré que la montagne du Sangle était un des plus remarquables refuges hivernaux du tétras-lyre dans les Alpes du Nord. Mais les secteurs de Basse Combe et de Véry sont aussi des lieux appréciés des randonneurs.

Une réflexion conjointe a donc été menée par l’ONCFS et la municipalité pour définir quelles solutions pourraient améliorer la survie des oiseaux sans pour empêcher la pratique de la randonnée. Le but, en effet, était de trouver un bon compromis. Le club FFME Praz Montagne, qui rassemble de nombreux pratiquants en raquettes et ski de randonnée,  a d’ailleurs été associé au projet.

La solution retenue a consisté à créer une zone hivernale de tranquillité pour les tétras-lyres (mais aussi le chamois, l’aigler royal, etc). Le 2 mars, des balisages ont été posés à Basse Combe et sur le Sangle pour délimiter le secteur où les randonneurs sont invités à ne pas pénétrer. Le but est que tous utilisent le même itinéraire de montée et de limiter le nombre d’itinéraires de descente. En d’autres termes, inciter le public à ne pas se disperser dans toute la montagne !

Il s’agit d’une action qui se veut pédagogique et incitative auprès des pratiquants. Elle n’a pas de caractère répréhensif. La mairie, qui a piloté et financé l’opération, lance, en parallèle, une véritable action de sensibilisation auprès des randonneurs qui, souvent, ignorent ces enjeux. Des fascicules ont été édités et diffusés sur papier mais aussi sur Internet, auprès des professionnels de la montagne, des clubs sportifs, etc. Des panneaux explicatifs seront également installés sur les principaux lieux de passage des randonneurs cet automne.

L’opération arrive tardivement en raison du temps qu’il a fallu pour créer le matériel spécifique.

« Cette année, il s’agit de faire connaître les enjeux à travers ces premières actions de balisage et de communication, de manière à ce que les pratiquants aient en tête cette problématique pour la fin de saison mais surtout en vue de l’hiver prochain » explique le maire, Yann Jaccaz, qui faisait partie de l’équipe de balisage, emmenée par Marc Arvin-Bérod, de l’ONCFS, et les bénévoles du club Praz Montagne.

De fait, la montagne est largement tracée en tous sens. Mais chacun a espoir que cette première campagne de communication incitera les randonneurs à faire ce petit détour et que, lors des prochaines chutes de neige, le Sangle se parera vraiment d’un manteau blanc immaculé, signe que les oiseaux auront retrouvé un peu de sérénité.

Telechargez le pdf du fascicule explicatif ici même.

 

Retrouvez d'autres photos de l'opération sur notre page Facebook (diaporama visible même par les personnes non abonnées à FB).



Pourquoi déranger le tétras-lyre lui est-il fatal ?

Pendant l’hiver, le Tétras-lyre se protège du froid en s’enfouissant dans la neige. Il y passe environ 20h par jour, ne sortant que pour se nourrir au lever du jour ou au crépuscule. Quand les conditions sont particulièrement défavorables, il peut rester plusieurs jours sans bouger pour limiter ses dépenses énergétiques. En effet, la température à l’intérieur d’un igloo avoisine les 4°c. Il laisse  d’ailleurs un témoignage de sa présence ponctuelle en hiver grâce au dépôt de nombreuses crottes au fond de cette cavité, crottiers que l’on retrouve à la fonte des neiges.

Quand l’oiseau est dérangé, il jaillit de son refuge et s’enfuit à vive allure. En fonction de l’avancée du jour ou de l’état de la neige (absence de poudreuse), il passera la nuit contre le tronc d’un arbre. Il peut également s’enfouir de nouveau, mais dans des sites pas toujours favorables. Ces envols spontanés provoquent une forte consommation d’énergie difficilement renouvelable en cette période de disette. A cela, il convient d’ajouter les risques de collision (câbles de remontées mécaniques, arbres si l’envol a lieu à la tombée de la nuit). L’oiseau se retrouve aussi plus exposé aux prédateurs. Autant de raisons d’éviter de le déranger.



(1) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
 

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