Le don d’organes, on en parle !
À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes qui se déroule aujourd’hui, la mairie vous propose de découvrir son engagement vis-à-vis de ce geste solidaire, ses rencontres et les supports à diffuser le plus largement possible autour de vous.
Un engagement sur le long terme
En signant la charte du collectif Greffes+ qui rassemble différentes associations comme l’Association Grégory Lemarchal ou France Adot le 13 juin, la commune de Praz-sur-Arly est devenue un « Village ambassadeur du don d’organes », c’est-à-dire un village qui contribuera à augmenter la visibilité du ruban vert, symbole de ce don.
Elle s’est ainsi engagée à :
- Communiquer sur le don, sous toutes ses formes (magazine, newsletter, événementiel…)
- Favoriser les interventions des associations et autres entités dans les établissements scolaires et autres
- Participer ou à organiser des manifestations en rapport avec ce don
- Afficher le ruban vert à chaque entrée du village, en installant des panneaux
L’essentiel est qu’en voyant ce ruban, les usagers de Praz se posent la question : « Qu’est-ce que ce ruban ? » ou encore « Que signifie-t-il ? », le questionnement étant la première étape de la réflexion. « Si des personnes commencent à parler du don d’organes à leur entourage et à dire ce qu’elles en pensent (si elles sont pour ou contre), ce sera déjà un grand pas en avant » confie Guy Alloucherie, président de France Adot 74.
Le sujet du don d’organes et de la greffe faisant l’objet de nombreuses fausses idées, il est important d’en discuter avec des professionnels qui vous expliqueront clairement le processus de greffe, ses conséquences et ses autres aspects afin que vous puissiez décider de façon éclairée.
Un témoignage émouvant
Lors de la réunion publique organisée à Praz le 13 juin, en présence de France Adot 74 et l’association Grégory Lemarchal, Guy Alloucherie a confié son expérience : « Sujet à l’insuffisance cardiaque, on m’a posé un pacemaker. Mais un jour, alors que je vivais encore en Martinique, ma tension est descendue à 5,6 et ma pulsation cardiaque est montée à 170. J’ai fait trois arrêts cardiaques. On m’a envoyé en métropole pour remplacer mon pacemaker. J’ai été infecté par des staphylocoques. Je suis rentré chez moi avant d’être rapatrié à Paris, à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière, pour changer à nouveau mon pacemaker. Mais mon corps a refusé un nouveau pacemaker et j’ai fait deux arrêts cardiaques. On m’a donc inscrit sur la liste des besoins de greffe et posé un pacemaker portatif. Mon avenir étant incertain, j’ai appelé mon fils pour lui expliquer la situation. Je lui ai expliqué que si je n’avais pas de nouveau cœur, je risquais de partir… » Ému, Guy a repris : « Trouver un organe compatible n’est pas facile ; l’Agence de biomédecine doit vérifier des critères physiques, sanguins et HLA (immunité). » Mais elle a fini par trouver ! Guy a pu être greffé, après avoir été endormi en écoutant les Beatles. Après l’opération, il a connu la fatigue, l’ajustement du dosage des anti-rejets, la longue rééducation, un retour au travail spécial… Mais il a tenu le coup et peut aujourd’hui faire du sport comme n’importe qui, 8 ans après la greffe.
« Mon cœur fonctionne du tonnerre aujourd’hui ! Je remercie sincèrement la personne qui m’a offert cette seconde chance. »
À travers la vidéo visible ci-dessous, Maryline, mère d’un fils décédé, vous partage un autre point de vue, celui du donneur :
Des idées reçues et des chiffres parlants sur les besoins en greffe de nos jours
Grâce à ce document, vous aurez un bon aperçu des tissus et des organes pouvant être greffés, du cadre réglementaire, des chiffres de 2023 et 2025, du rôle essentiel des proches, des idées reçues et des sources fiables. Vous saurez qui contacter en cas de question.
Des ressources à partager sans compter
Créées par l’État ou des associations, ces ressources regorgent d’informations claires, présentées sous forme de textes et/ou d’illustrations. Elles sont très utiles pour alimenter une discussion entre proches ou entre confrères. Alors, n’hésitez pas à les partager.
Certaines sont même disponibles en version papier à l’accueil de la mairie si vous préférez.
Le saviez-vous ?
- Un enfant peut s’inscrire sur le registre national des refus de dons d’organes dès l’âge de 13 ans.
- L’ARS recense tous les ambassadeurs du don d’organes sur cette carte.
- Le don est possible peu importe l’âge.
- Sur la chaîne du don, il y a entre 150 et 250 personnes qui interviennent (entre les transporteurs, les chirurgiens, les aides-soignants…).