Pour assurer le bien-être des chevaux âgés (de plus de 20 ans) dont le nombre augmente sans cesse ces dernières années (les propriétaires étant de plus en plus prêts à offrir une retraite à leur équidé), l'IFCE a établi plusieurs recommandations :
- Alimentation et habitat : l'équidé âgé doit avoir une alimentation adaptée à son âge et à sa condition physique pour prévenir certaines maladies chroniques auxquelles il est particulièrement sensible comme le SME (syndrome métabolique équin) ou le syndrome de Cushing. Il est important que le cheval âgé vive avec ses congénères et de préférence en extérieur, toujours dans l'objectif de diminuer le risque de maladies chroniques.
- Une surveillance renforcée et quotidienne du moindre signe anormal (physique, alimentaire ou comportemental).
- Un suivi de santé régulier chez le vétérinaire pour déterminer la fréquence des soins préventifs et vérifier l'état de la dentition (2 fois par an). Un suivi régulier du maréchal-ferrant.
Le moment de l'euthanasie de l'équidé âgé est un choix difficile qui doit être pris après réflexion avec son vétérinaire pour éviter à l'animal trop de souffrances, consécutives à une maladie chronique par exemple.
Les équidés étant reconnus comme des animaux de rente par le Code rural, tout équidé est potentiellement destiné à l'abattoir. C'est au propriétaire de l'équidé de décider du devenir de son animal. S'il le souhaite, il peut à tout moment et de manière irréversible choisir de l'exclure de la filière bouchère par simple demande auprès de son vétérinaire qui l'enregistrera alors sur le livret d'identification de l'équidé. Néanmoins, cette décision définitive peut entraîner maltraitance et abandon de l'équidé exclu de la consommation si son propriétaire ne lui fournit pas les soins nécessaires jusqu'à la fin de sa vie. Il est de la responsabilité de chaque propriétaire de s'occuper de son cheval tout au long de sa vie et d’en prévoir le coût (équarrissage notamment).